Les visites de printemps du projet RESMAB

Pour donner suite aux ateliers de début d’année, quatre visites « en bout de champs » ont été proposées ce printemps aux agri-exploratrices et agri-explorateurs sur des thématiques précises, en lien avec l’adaptation au changement climatique.

L’objectif de ces visites était de rentrer dans le vif du sujet, de rencontrer les experts qui accompagneront et formeront les groupes d’agriculteurs sur la durée du projet (jusqu’à fin avril 2027) et de confirmer l’engagement des agriculteurs.

Lors des quatre visites qui ont réuni 22 agriculteurs et 17 techniciens, quatre agriculteurs ont ainsi « ouvert les portes » de leurs champs pour témoigner de leurs démarches, des succès et des difficultés rencontrées, mais aussi montrer et expliquer leurs pratiques. Les échanges avec les participants ont permis de partager les techniques mises en place, les obstacles rencontrés et les services rendus à l’agriculteur, parfois difficilement mesurables. Enfin les résultats des études scientifiques expliquées in situ ont permis de valider les démarches mises en œuvre.

Ce travail d’exploration et de mutualisation va maintenant se structurer sous la forme de parcours thématiques : les sols vivants et la gestion de l’eau ; la biodiversité fonctionnelle et les vignobles résilients avec les partenaires du territoire : de l’AOC Ventoux, à la Chambre d’Agriculture en passant par l’UP Ventoux, le GRAB ou encore l’Abeille Rousse, et bien d’autres encore !

Les couverts végétaux en lavandiculture
(10 avril 2025 à Sault)

Grâce à la mobilisation de Manon Jullien de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse, rendez-vous avait été donné sur une parcelle du GAEC Champlong à Saint-Jean-de-Sault avec les expertes locales des couverts végétaux : Nora Dermech du CRIEPPAM et Viviane Sibé de la Chambre d’agriculture 84. Cinq agriculteurs étaient présents pour observer le couvert implanté à l’automne dernier en inter-rang sur des lavandes. Après avoir échangé sur les types de mélanges et l’amélioration possible des itinéraires techniques, ils ont détruit le couvert avec 3 outils différents : broyeur, herse rotative et « rolofaca » afin d’en observer les effets et d’en tirer les avantages et inconvénients. Sur le plateau, la demande est toujours forte de bénéficier de retours d’expérience et d’observer les projets similaires dans la Région. Un travail à articuler en complémentarité avec les projets existants (COUVIVER, GIEE Lavan’ture). À suivre !

La pollinisation arboricole par les osmies
(7 avril 2025 à Villes-sur-Auzon)

Florent Lazare, producteur de cerises qui a accueilli un groupe d’agri-explorateurs dans ses vergers en fleurs. Florent a expliqué comment il favorise l’implantation et le développement d’osmies : des pollinisatrices sauvages qui travaillent en complémentarité avec les abeilles domestiques. Pour cela il veille à leurs ressources alimentaires via la présence de haies naturelles fleurissant au bon moment.
L’enherbement permanent et spontané de ses vergers depuis 20 ans permet à de nombreuses fleurs d’apporter le pollen nécessaire à l’alimentation des larves d’osmies. Ainsi de l’enjeu d’optimisation de la production, les agriculteurs développent de nombreuses compétences pour favoriser la biodiversité qui à son tour rend service à la production agricole.

Apprendre à travailler avec la biodiversité sauvage, au profit de la production alimentaire, telle est la mission de l’équipe de la SCIC l’Abeille Rousse qui accompagne, conseille et forme les agriculteurs pour qu’ils soient plus autonomes et se sentent pleinement acteurs de la biodiversité présente dans et autour de leurs vergers.

La biodiversité fonctionnelle en agriculture
(2 avril 2025 à Pernes-les-Fontaines)

Arnaud Dijon, maraicher en agriculture biologique à Pernes-les-Fontaines a présenté sa démarche d’aménagement de sa parcelle de plein champs avec des haies doubles afin de créer une continuité écologique avec les corridors existants. Les espèces plantées sont sélectionnées pour faciliter l’hébergement et l’accès à la nourriture des auxiliaires dont il a besoin pour ses cultures : syrphes, chrysopes, aphidius…
Il a également creusé une mare dans une zone hydromorphe et saturée d’eau dans laquelle la production maraichère était impossible. La mare abrite de nombreux animaux diversifiant le vivant à proximité des cultures.
Jérôme Lambion, chercheur au GRAB, qui accompagne depuis plusieurs années Arnaud, a pu expliquer les processus écologiques et biologiques de ces installations et leur lien direct avec la production agricole.

 

Le protocole « vers de terre » en viticulture
(Le 13 mars 2025
au Barroux)

Actualité à retrouver ICI

 

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