Transition énergétique

Chaque territoire doit pouvoir prendre sa part dans la transition énergétique. Le Parc naturel régional du Mont-Ventoux a placé cet enjeu au cœur de sa politique de développement économique durable.  En déployant la démarche négaWatt basée sur la sobriété, l’efficacité et le renouvelable, le Parc et ses partenaires souhaitent développer des actions en matière de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs dans la réduction des consommations énergétiques et le développement d’énergies renouvelables respectueuses des enjeux environnementaux et paysagers locaux.

Pour cela, la priorité est donnée à la filière bois-énergie, en lien avec les enjeux de mobilisation de la ressource forestière. Pour les autres filières (petit éolien, géothermie de surface, solaire thermique, méthanisation…), la Charte privilégie la création de petites unités de production afin de mieux maîtriser les impacts potentiels sur l’environnement. Enfin, au travers du Parc, c’est tout le territoire qui réaffirme sa volonté de guider un déploiement vertueux des énergies renouvelables d’échelle industrielle dont le développement doit s’adapter aux richesses locales.

Intégrée dans la Charte du Parc, cette stratégie a pour objectif de préparer les porteurs de projets aux attentes d’exemplarité attendues par le territoire en matière d’énergies renouvelable d’échelle industrielle. En définissant la vocation et la sensibilité des espaces vis-à-vis des centrales photovoltaïques au sol et du grand et moyen éolien, cette stratégie, spatialisée dans le Plan de Parc, permet d’orienter les aménagements vers des zones de moindre enjeu et préserver ainsi les espaces remarquables du Parc. Les agents du Parc sont ainsi régulièrement consultés par les porteurs de projets et les services de l’Etat pour apporter leur expertise et donner des avis sur les projets d’énergie renouvelable.

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Grâce à un financement LEADER du GAL Ventoux, l’Agence Locale de la Transition Energétique (ALTE) travaille actuellement à la mise en place de centrales villageoises sur le territoire du Parc afin de proposer des unités de production d’énergie renouvelable impliquant les citoyens. Cette animation a permis de fédérer des habitants qui ont constitué le collectif des Citoyens Branchés du Sud-Ventoux (CIBRAV). A l’Est du Parc, sur le plateau de Sault, c’est l’association Centrales Villageoises Lure-Albion qui promeut cette démarche innovante d’énergies renouvelables locales et respectueuses des patrimoines. Alors si vous souhaitez investir dans une économie durable au pied du Ventoux, rejoignez-les !

À la croisée des politiques « énergie et biodiversité », l’enjeu de la protection du ciel nocturne prend une place particulière dans la Charte du Parc du Mont-Ventoux. Il s’agira notamment de développer une réelle « trame noire » afin de favoriser la biodiversité nocturne, en lien avec les économies d’énergie et la mise en valeur du patrimoine.

Aussi, dans les 3 premières années de la Charte, un travail sera engagé pour sensibiliser les collectivités, les habitants et les acteurs socio-professionnels à la lutte contre la pollution lumineuse et accompagner les communes dans l’optimisation des besoins en l’éclairage public et l’obtention du label « Villes et villages étoilés ». Aujourd’hui, seule la commune de Villes-sur-Auzon bénéficie de cette reconnaissance pour ses efforts en la matière. En partenariat avec le Syndicat d’Energie Vauclusien (SEV), l’objectif est bien de démultiplier ce type d’expérience autour du Ventoux.

Le témoignage du maire de la commune de Villes-sur-Auzon, Frédéric ROUET

«L’idée de l’extinction partielle de l’éclairage public est venue de l’équipe municipale. En 2014, après la mise en place du nouveau conseil municipal, nous recherchions comment diminuer les dépenses. Nous nous sommes orientés sur le poste énergie dont l’éclairage public. Nous avons contacté une quarantaine de communes qui avaient pratiqué l’extinction en France. Elles nous ont confirmé une baisse de l’insécurité et des économies conséquentes.
Après une réunion d’informations aux commerçants du village, nous avons décidé, pour une période d’essai d’une année, de placer des horloges sur chaque poste d’alimentation, permettant d’éteindre les lumières de minuit à 5 heures l’hiver et de 1 heure à 6 heures l’été. Quelques craintes des habitants et de la gendarmerie ont été ressenties,principalement le risque d’une hausse de l’insécurité. Après une année de pratique, il a été décidé de poursuivre l’expérience. Nous avons retrouvé un village où il ne fait plus jour 24h/24, où il y a une période de repos pour les habitants et la nature.
Notre Commandant du Groupement de Gendarmerie n’a pas hésité à faire une conférence à nos côtés pour exprimer les bienfaits que pouvaient avoir l’extinction sur les petites communes de moins de 2000 habitants.
En conclusion, depuis 4 ans, la population est rassurée, pas de commentaires négatifs par rapport à cette évolution et les bénéfices sont multiples :
– Baisse des incivilités de tous genres et de l’insécurité routière sur le village
– Des éclairages gourmands ont pu, grâce à des aides, être remplacés par des lumières LED plus économes
– Le label village étoilé obtenu en 2015
– Une faune et une flore préservées
Et surtout, grâce à l’extinction et aux travaux de modernisation, nous sommes passés de 132 000 kw en 2014 à 36 000 kw consommés en 2018, avec des économies sur la maintenance des luminaires. La puissance nécessaire étant moins importante, le nombre de postes et d’abonnements a été diminué de moitié.

 

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