Associer production agricole et production d’électricité solaire sur une même parcelle : telle est la promesse de l’agrivoltaïsme. Encore méconnu, parfois controversé, ce modèle soulève de nombreuses questions. Que change-t-il pour les agriculteurs ? Quels bénéfices concrets sur le terrain ? Comment s’assurer qu’il reste au service de l’agriculture ?
Autant de questions qui étaient au cœur d’une journée de formation destinée aux élus locaux, mardi 13 octobre. Le Parc naturel régional du Mont Ventoux accueillait, dans l’amphithéâtre de l’OTI Ventoux Provence à Carpentras, le réseau « Élus pour Agir » de l’ADEME et ses partenaires : la Chambre d’agriculture du Vaucluse et le Syndicat d’électrification vauclusien (SEV 84).
Au cours de cette journée animée par Olivier Blancheton, plus de 30 élus vauclusiens ont pu mieux cerner les enjeux et échanger avec des experts nationaux comme avec des techniciens territoriaux.
Théo Gérardin, ingénieur de recherche à l’INRAE au sein du Pôle National de Recherche, Innovation et Enseignement en agriphotovoltaïsme a ouvert la journée en présentant les connaissances agronomiques fondamentales et les différentes options technologiques, actuellement suivies sur de nombreux sites pilotes à l’échelle nationale.
Fabien Jamont et Charles Trossat, de la Direction départementale des territoires (DDT) et animateurs de la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF), ont ensuite présenté le cadre réglementaire de l’agrivoltaïsme.
Rachel Baudry, économiste de l’environnement à l’ADEME, a pour sa part présenté l’Observatoire national de l’agrivoltaïsme. Fondé en 2025, il répond à une mission réglementaire issue de la loi APER : assurer le suivi statistique national des installations agrivoltaïques.
En début d’après-midi, une partie des participants s’est rendue sur une implantation pilote de l’exploitation arboricole du Campus Provence Ventoux. Clémence Thetiot, conseillère technique à la Chambre d’agriculture du Vaucluse, y a présenté les résultats et les enseignements de cette expérimentation, aux côtés de Benjamin Pierron, directeur de l’exploitation agricole du Campus.













